Vous voyez un nid blanchâtre dans un pin ou un cèdre, ou des chenilles qui descendent en file au pied de l’arbre ? Il peut s’agir de processionnaires du pin (Thaumetopoea pityocampa). À Paris et en Île-de-France, le bon réflexe consiste à sécuriser les abords, recueillir des indices à distance et faire identifier le nuisible avant de choisir une méthode.
Demander une étude pour des processionnaires du pin — sélectionnez « Chenilles processionnaires 🌲 » et précisez le nombre de pins ou de cèdres concernés.
Identifier un nid de processionnaires du pin sans le toucher
Les chenilles du pin se développent notamment sur des pins et certains cèdres. Les nids d’hiver prennent souvent l’apparence de masses soyeuses blanchâtres situées dans les branches. Les chenilles peuvent ensuite descendre collectivement vers le sol en procession pour s’enfouir. Les dates diffèrent selon les conditions météorologiques et la région : une observation en Île-de-France ne permet pas de déduire à elle seule le stade biologique.
Un nid visible peut aussi être ancien. Il ne prouve ni que des chenilles vivantes sont présentes ni que le danger lié aux soies urticantes a disparu. Évitez de secouer les branches, de balayer sous les arbres ou de décrocher les nids vous-même.
Quels risques autour d’un pin infesté ?
Les soies urticantes peuvent provoquer des réactions sur la peau, dans les yeux ou au niveau des voies respiratoires. Elles peuvent persister dans l’environnement et dans les anciens nids. Les zones de jeux, jardins accessibles aux chiens, cheminements piétons ou terrasses situés sous les pins demandent donc une attention particulière.
Éloignez les personnes et les animaux de la zone suspecte. En cas de gêne respiratoire ou de réaction importante, demandez rapidement un avis médical ; en cas de contact suspect avec un chien, contactez immédiatement un vétérinaire.
Écopiège à collier : dans quelles situations est-il pertinent ?
Le piège à collier installé autour du tronc vise les processionnaires du pin lorsqu’elles descendent en procession. Il guide les chenilles vers un collecteur. Son efficacité dépend de l’espèce, de la période de pose, du diamètre et de la configuration du tronc, de l’étanchéité du dispositif et de sa maintenance.
Ce dispositif ne retire pas les nids déjà présents. Il ne remplace pas les précautions d’accès ni l’analyse des risques. Il n’est pas considéré comme une solution adaptée aux processionnaires du chêne, dont le cycle et les déplacements sont différents.
Retrait des nids, piégeage et autres options : comment choisir ?
- Retrait mécanique encadré : option envisagée selon l’accessibilité et l’état des nids, avec protections adaptées pour éviter d’exposer les intervenants et les occupants.
- Piège à collier : utile dans certaines situations pendant la descente des chenilles du pin, lorsque l’arbre et la période s’y prêtent.
- Piégeage des papillons : méthode de suivi ou de gestion des adultes à une période spécifique, qui ne neutralise pas à elle seule les nids.
- Traitement biologique ciblé : ne peut être envisagé que pour des stades précis et dans le respect de la réglementation, des autorisations de produits et des conditions environnementales.
- Gestion des abords : balisage, information des occupants, surveillance et coordination si plusieurs arbres sont concernés.
Évitez les traitements improvisés par brûlage, soufflage ou jet à haute pression : ils peuvent disperser les soies urticantes. Le choix de la méthode appartient à un professionnel compétent après évaluation du site.
Pin infesté dans un jardin, une copropriété ou près d’une école
Jardin privatif : signalez le nombre d’arbres, la présence de nids visibles, la proximité d’une terrasse et la circulation éventuelle d’animaux. Ne vous approchez pas pour mesurer précisément la hauteur.
Copropriété : transmettez au syndic des photographies prises à distance, la localisation des arbres et les zones régulièrement empruntées. Selon le nombre de sujets, une visite coordonnée est plus pertinente que des demandes séparées.
Établissement scolaire, parc ou entreprise : la limitation de l’accès aux zones à risque et l’information des responsables passent avant toute intervention.
Quelles informations fournir pour un devis en Île-de-France ?
Indiquez la commune, le type d’arbre si vous le connaissez, le nombre approximatif de nids visibles, leur hauteur estimée de loin, la présence de processions au sol, les éventuels dispositifs déjà posés et les contraintes d’accès (cour, voie publique, nacelle, site fréquenté). Un diagnostic permet ensuite de préciser si une prestation est nécessaire et réalisable.
Demander un devis ou une étude pour processionnaires du pin. Le délai, le prix, les moyens d’accès et les modalités de suivi sont définis selon les constats, et ne sont pas garantis sans examen.
Questions fréquentes sur les processionnaires du pin
Quand installer un piège à collier ?
Avant la période locale de descente des chenilles, après identification de l’espèce et vérification de la configuration du tronc. La période varie selon la météo : mieux vaut adapter le calendrier à la situation observée que retenir un mois unique.
Faut-il enlever un nid vide ?
Un ancien nid peut encore contenir des soies urticantes. Sa gestion dépend de son emplacement, de son accessibilité et du risque d’exposition. N’intervenez pas à mains nues.
Que faire si un chien approche des chenilles ?
Éloignez immédiatement l’animal. En cas de contact suspect, contactez un vétérinaire sans attendre de savoir si des symptômes vont apparaître.
Est-ce la même chose que les processionnaires du chêne ?
Non. Les arbres hôtes, les nids, les périodes et certaines méthodes diffèrent. Les pièges à collier du pin ne conviennent pas au chêne. Consultez notre guide sur les processionnaires du chêne et notre guide sur les chenilles processionnaires pour comparer les situations.
Ressources et pages utiles
Les recommandations de prudence et les limites des méthodes sont documentées par l’Observatoire des chenilles processionnaires (FREDON France) et par l’Anses.
Consultez aussi notre guide sur les chenilles processionnaires à Paris et en Île-de-France et nos prestations relatives aux nids de guêpes et frelons, qui nécessitent une prise en charge différente.