Champignon lignivore · Mérule
Traitement de la mérule à Paris et en Île-de-France
La mérule attaque le bois de structure à l’abri du regard, dans les caves, les planchers bas et les doublages. Elle progresse tant que l’humidité reste : supprimer la cause est la première partie du traitement, pas un supplément.
- Diagnostic avant devis
- Traitement curatif du bois et des maçonneries
- Rapport d’intervention
- Déclaration
- obligatoire en mairie dès que la présence de mérule est connue (art. L.126-5 du code de la construction et de l’habitation)
- Vente
- information de l’acquéreur obligatoire dans les zones délimitées par arrêté préfectoral
- Humidité
- sans suppression de la source d’eau, aucun traitement ne tient dans la durée
Reconnaître la mérule
Une odeur de champignon
Odeur caractéristique de moisi ou de sous-bois dans une cave, un sous-sol ou une pièce en rez-de-chaussée, souvent perçue avant que quoi que ce soit ne soit visible.
Du bois qui se déforme
Plinthes, lambris, parquets ou poutres qui gonflent, se fendent en petits cubes et s’effritent sous le doigt. Le bois perd sa résistance bien avant de paraître détruit.
Un feutrage blanc, puis roux
Un voile cotonneux blanc, puis des cordons gris et, au stade avancé, une plaque brun-rouille qui peut franchir la maçonnerie et le plâtre pour atteindre d’autres bois.
Un contexte d’humidité
Fuite ancienne, remontée capillaire, cave non ventilée, dégât des eaux mal séché, travaux ayant bouché des ventilations. La mérule suit l’eau.
Vos obligations légales
La mérule fait l’objet d’obligations précises, rappelées dans les réponses ministérielles publiées par le Sénat :
- Déclaration en mairie — l’occupant qui a connaissance de la présence de mérule dans un immeuble contaminé en fait la déclaration en mairie (article L.126-5 du code de la construction et de l’habitation). À défaut d’occupant, l’obligation revient au propriétaire ; pour les parties communes d’une copropriété, elle incombe au syndicat des copropriétaires.
- Zones à risque — lorsque des foyers sont identifiés dans une ou plusieurs communes, un arrêté préfectoral délimite les zones de présence d’un risque de mérule (article L.131-2).
- Vente — dans ces zones, le dossier de diagnostic technique remis à l’acquéreur comprend l’information sur la présence d’un risque de mérule (article L.271-4).
Ces obligations pèsent sur le propriétaire ou l’occupant. Nous ne sommes ni notaire ni diagnostiqueur immobilier : nous intervenons sur le traitement et nous vous remettons un rapport décrivant ce qui a été constaté et réalisé, que vous pouvez joindre à votre dossier.
Notre méthode
- Recherche de la cause hydriqueOrigine de l’eau, étendue de l’humidité dans les maçonneries, état des ventilations. C’est le point de départ : un traitement posé sur un mur qui continue de prendre l’eau ne tient pas.
- Délimitation de la zone atteinteSondage des bois, repérage de l’extension des cordons dans les maçonneries et derrière les doublages, au-delà de ce qui est visible.
- Mise à nu et déposeRetrait des revêtements, doublages et bois trop atteints pour être conservés, avec évacuation maîtrisée des éléments contaminés.
- Assèchement et ventilationSuppression de la source d’humidité et rétablissement d’une circulation d’air : c’est ce qui prive durablement le champignon de ses conditions de développement.
- Traitement curatifTraitement des bois conservés et des maçonneries concernées avec des produits autorisés, appliqués selon leur usage prévu.
- Rapport et suiviCompte rendu des constats, des zones traitées et des réserves éventuelles, avec les points à surveiller dans les mois qui suivent.
Ce qui fait varier le devis
Nous ne pratiquons pas de tarif unique affiché : le devis est établi après description de votre situation, et il vous est communiqué avant toute intervention. Voici ce qui le fait réellement varier.
- L’étendue atteinte — quelques mètres carrés de plancher bas ou un sous-sol complet
- L’accessibilité — vide sanitaire, cave voûtée, doublages à déposer, hauteur sous plafond
- Les dépose et évacuations — volume de bois et de revêtements contaminés à retirer
- Les travaux d’assèchement — selon l’origine de l’humidité et les reprises nécessaires
- La nature des supports — bois seuls, ou bois et maçonneries à traiter
Pour obtenir un chiffrage, décrivez votre situation en une minute : demander un devis, ou appelez le 01 83 64 27 49.
Zones d’intervention
Nous intervenons à Paris (75) et dans toute l’Île-de-France : Hauts-de-Seine (92), Seine-Saint-Denis (93), Val-de-Marne (94), Yvelines (78), Essonne (91), Seine-et-Marne (77) et Val-d’Oise (95), chez les particuliers comme chez les professionnels et les syndics.
Une odeur de champignon et du bois qui s’effrite ?
Faites établir un diagnostic avant d’engager des travaux. Devis communiqué avant intervention.
Questions fréquentes
La mérule est-elle dangereuse pour la santé ?
Le risque principal et établi est structurel : la mérule dégrade le bois porteur et peut compromettre la solidité de planchers et de charpentes. Elle s’accompagne par ailleurs d’une humidité importante et de moisissures, dont l’inconfort respiratoire est connu. Pour toute question de santé personnelle, adressez-vous à un médecin.
Dois-je vraiment déclarer en mairie ?
Oui. L’article L.126-5 du code de la construction et de l’habitation prévoit que l’occupant qui a connaissance de la présence de mérule en fait la déclaration en mairie, et que cette obligation revient au propriétaire à défaut d’occupant, ou au syndicat des copropriétaires pour les parties communes.
Mon assurance prend-elle en charge ?
Cela dépend de l’origine du sinistre et de votre contrat. Une mérule consécutive à un dégât des eaux déclaré est examinée différemment d’une humidité ancienne par défaut d’entretien. Nous ne sommes pas assureurs : notre rapport décrit les constats, c’est à votre assureur de se prononcer.
Peut-on traiter sans casser ?
Rarement. Le champignon se développe derrière les revêtements et dans les maçonneries : sans mise à nu, on traite ce que l’on voit et on laisse ce qui progresse. L’étendue des dépose est déterminée au diagnostic, pas décidée à l’avance.
Comment éviter la récidive ?
En maintenant les conditions qui lui sont défavorables : pas d’eau stagnante, ventilation effective des caves et vides sanitaires, reprise des fuites et des remontées, vigilance après tout dégât des eaux. C’est la partie du travail qui vous revient une fois le chantier terminé.
Intervenez-vous pour un syndic ou avant une vente ?
Oui, pour les copropriétés comme pour les particuliers, avec un rapport exploitable en assemblée générale ou dans un dossier de vente. Nous réalisons le traitement ; l’état relatif à la présence d’un risque de mérule, lui, relève d’un diagnostiqueur certifié.
Sources
- Sénat — réponse ministérielle sur les obligations relatives à la mérule (art. L.126-5, L.131-2, L.271-4)
- data.gouv.fr — zones de présence d’un risque de mérule
Page mise à jour le 21 octobre 2026 par l’équipe technique YB Nuisibles.
